isahi
Le vent est marginal.
N’as-tu peur de rien quand tu cour le trottoir
Quand les paumes de tes main embrassent le dérisoire
Tous les mots asservis des mythos évadés
T’obligent à ces oublis que leurs femmes ont laissés
Mais tu foule ce sol infoutus d’y penser
Tu t’en fous si Éole voit ton corps exilé
Et tu dors dans les bras du sort
Et tu dors dans les bras du sort
De bagages en besognes qui t’on conduit ici
Parmi tous ces ivrognes que tu vois en amis
Ceux qui comptent le soir les cents verres à vider
Et qui longent les couloirs trop profonds des années
Et tu foule ce sol infoutus d’y penser
Mais les murs des écoles des enfants exilés
Te chantent là bas, si on oubli déjà
Qu’on est de là bas, ici on oubli pas
Juste simple des rues, camé du macadam
Ne vit que pour l’écu et le soleil des dames
Reste en paix mais sans toit, que ton gagne petit
Monnaie courante des rois ne t’impose pas de loi
Et tu foule ce sol infoutus d’y penser
Mais les murs des écoles des enfants exilés
Te chantent là bas, si on oubli déjà
Qu’on est de là bas, ici on oubli pas…
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